
Colères soudaines, pleurs inconsolables, frustrations intenses, voilà des situations qui rendent chèvres les adultes. Entre 2 et 6 ans, les émotions des enfants peuvent parfois sembler démesurées. Beaucoup de parents se demandent : « Pourquoi réagit-il comme ça ? », « Est-ce normal ? », « Comment l’aider sans crier ni céder ? »

La vérité, c’est que l’enfant en maternelle ne sait pas encore gérer seul ce qu’il ressent. Son cerveau émotionnel est très actif, mais les zones liées au contrôle et à la régulation sont encore en construction.
Bonne nouvelle : cette période est aussi une formidable opportunité éducative.
Accompagner les émotions dès la petite enfance, c’est poser les bases d’une éducation émotionnelle saine, alignée avec la parentalité consciente, la pédagogie Montessori et nos valeurs éducatives profondes.
Chez le jeune enfant, le cerveau émotionnel (lié à la survie et aux réactions instinctives) est pleinement actif, tandis que le cerveau rationnel est encore immature.
Résultat : lorsqu’une émotion surgit, elle envahit tout l’espace.
Comprendre cela change profondément le regard du parent.
Accueillir une émotion ne signifie pas autoriser tous les comportements.
On peut dire :
C’est cette alliance entre empathie et cadre qui sécurise l’enfant.
Avant de savoir se calmer seul, l’enfant a besoin d’un adulte calme à ses côtés. La voix douce, la posture basse, le regard rassurant sont de véritables outils éducatifs.
Dans la parentalité consciente, le parent n’est pas là pour faire taire l’émotion, mais pour la traverser avec l’enfant.
Lorsqu’un enfant est écouté dans ses émotions :
Ce sont des compétences émotionnelles essentielles pour toute la vie.
Maria Montessori considérait l’enfant comme un être complet, avec des besoins émotionnels aussi importants que les apprentissages intellectuels. Un enfant qui se sent compris émotionnellement est plus disponible pour apprendre.
Dans un environnement Montessori :
Dès la maternelle, on peut proposer :
Ces outils donnent à l’enfant des repères concrets pour apprivoiser son monde intérieur.

Dire à un enfant :
l’aide à construire son vocabulaire émotionnel. Un enfant qui sait nommer ce qu’il ressent est un enfant qui peut mieux se réguler.
Le dessin libre, les jeux de rôle, les histoires permettent à l’enfant d’exprimer ce qu’il n’arrive pas encore à dire avec des mots.
👉 Ce sont des outils puissants, souvent utilisés dans nos ateliers Akamai Kids, pour accompagner les émotions sans pression.
Quelques idées simples :
La répétition sécurise et apaise.
Dans de nombreuses cultures africaines, l’enfant est entouré, écouté, guidé par la communauté.
Les histoires, les proverbes, les temps de parole collectifs permettent de transmettre les émotions et les valeurs. C’est vrai qu’on perd peu à peu ce modèle éducatif aujourd’hui. Revenir à ces pratiques, c’est redonner à l’enfant une place d’être humain à part entière, avec ce qu’il ressent. Allier ces valeurs à des approches comme Montessori crée une éducation riche, enracinée et moderne.

Quand un enfant grandit dans un cadre émotionnel sécurisant, il apprend :
Ce sont des compétences clés pour l’école, la famille et la vie en société.
Aider un enfant à comprendre et exprimer ses émotions dès la maternelle, ce n’est pas le rendre fragile.
C’est au contraire lui donner des fondations solides pour grandir avec confiance, équilibre et respect de lui-même. Dans une parentalité consciente, chaque émotion devient un message, chaque crise une opportunité éducative.
En ce mois d’avril, je t’invite à choisir d’accompagner ton enfant non pas à “se calmer”, mais à se comprendre. Car un enfant écouté émotionnellement aujourd’hui sera un adulte apaisé demain.
Laura
24 décembre 2025Merci.
En Afrique les émotions des enfants ne comptent pas. L’adulte a toujours raison. 😁